Association d’histoire du lycée de Savenay

L’histoire 1942-1945

ALERTES ET DEFENSE PASSIVE

extrait du fascicule n°2, JY Martin, 1985

jeudi 18 novembre 2010, par Ronan Pérennès


En comparaison de la situation des grandes villes voisines, Saint-nazaire et Nantes, Savenay semble un refuge assez sûr. « Pendant la période 1942-1943, il n’y a eu aucun bombardement, aucune fermeture de classe et aucun repliement »(1).
Mais, pour la rentrée 1943, l’inquiétude est plus grande et différentes mesures sont envisagées. Dans un rapport au Maire de la commune sur ces questions de sécurité, le Directeur les précise : « En exécution des prescriptions de la circulaire ministérielle du 16 juillet, relative au contrôle des mesures de défense passive dans les établissements scolaires, j’ai l’honneur de vous faire connaître ce qui a été fait au Collège Moderne de Savenay.
Depuis l’occupation allemande et, plus particulièrement depuis les premiers bombardements de Saint-Nazaire, le Directeur a pris contact avec les services de la Défense Passive locale au sujet de tout ce qui peut contribuer à sauvegarder la population scolaire de Savenay. Il a demandé la construction d’abris solides à proximité de l’établissement, mais, pour des raisons à la fois techniques (manque absolu de ciment, nature granitique du sous-sol) et financières, cette demande n’a pu, jusqu’à ce jour, recevoir un accueil favorable.
Dans ces conditions et compte tenu de la situation des locaux scolaires par rapport aux objectifs susceptibles d’être particulièrement visés, le Directeur a pris les mesures suivantes :
1) Au point de vue éducatif : Dès la rentrée des classes, le Directeur fera une conférence destinée à attirer l’attention des maîtres et des élèves sur les dangers courus et sur les consignes à observer et, plus particulièrement, sur la nécessité d’observer une stricte discipline.
2) Au point de vue de l’organisation intérieure de l’école, l’emploi du temps réservera à chaque classe deux après midi de liberté par semaine.
3) En cas d’alerte et sous la conduite des maîtres présents, les élèves sont conduits par groupes en des points aussi éloignés que possible de la gare, des voies ferrées, du carrefour central et des bâtiments occupés par les allemands. Les points successifs prévus sont les suivants : Champ de Foire – Chemin du Barrage – Carrière le dernier point se trouvant à 1500 mètres de l’école ». (2)


(1) R.A.C.G., 15 octobre 1943
(2) Archives municipales de Savenay

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